Le Pro Bono, un complément de formation pour Yasmina, fonctionnaire stagiaire

yasminaYasmina, 21 ans, vient de brillamment réussir un concours pour rentrer dans la fonction publique en tant qu’agent de gestion comptable. Titulaire d’un diplôme de comptabilité et de gestion, elle va suivre un an de formation en qualité de stagiaire-fonctionnaire. Yasmina est dispensée des cours de formation transmettant les connaissances qu’elle a déjà acquise au cours de son parcours universitaire. Elle peut ainsi dégager une journée par semaine pour la réalisation d’une mission de mécénat de compétences dans le cadre du Pro Bono. Elle a choisi de passer cette journée hebdomadaire a assisté une banque alimentaire dans la tenue de ses comptes. Traiter les factures courantes, régler les fournisseurs, tenir les tableaux de bord :  cette mission est aussi l’occasion pour Yasmina de mettre en pratique ses connaissances comptables. La banque alimentaire peut grâce au Pro Bono bénéficier de l’aide et des compétences de Yasmina. Pour Yasmina, cette expérience vient en soutien de sa formation et lui donne l’opportunité non seulement de connaître une première expérience de comptable sur le terrain, mais aussi de développer des compétences de savoir-être, de travail en équipe, qui lui seront essentielles dans sa carrière future.

Le Pro Bono, levier de motivation pour Julien

julien

Julien, 30 ans, a passé six années au service de la fonction publique. Il est en charge des politiques de développement durable dans une administration. Ses tâches au quotidien l’obligent à passer beaucoup de temps au sein de l’administration, dans son bureau ou en réunion. Par conséquent, Julien se retrouve assez déconnecté du terrain et de l’environnement proche de son administration. Julien semblait depuis quelques mois assez démotivé et il se questionnait sur son engagement dans la fonction publique. Pour remédier au manque de lien avec le tissu local et à la démotivation de Julien, son manager lui a proposé de participer au programme Pro Bono. Ainsi, deux fois par semaine pendant deux heures, Julien aide une association en faisant du soutien scolaire à des collégiens, ce qui lui permet de retrouver du lien avec les habitants de son territoire et de s’échapper quelques heures par semaine de son bureau. Il a même eu l’idée de créer, pendant les heures de soutien scolaire, des ateliers autour de la protection de l’environnement et de la biodiversité. Grâce au Pro Bono, Julien s’épanouit dans son administration et sa mission de service public a pris beaucoup plus de sens pour lui depuis le Pro Bono puisqu’il peut directement l’expliquer aux jeunes de son territoire.

Pour Valérie, le Pro Bono comme transition en douceur vers la retraite

Valérie, 60 ans, responsable RH, a rejoint le Pro Bono il y a quelques mois. Bien qu’elle n’ait jamais eu l’opportunité de s’engager dans le milieu associatif, elle a vu le Pro Bono comme le moyen d’apporter sa petite contribution à l’intérêt général. Agent en fin de carrière, elle voyait aussi cette opportunité comme une occasion de pouvoir valéries’aérer et se remobiliser. Tous les quinze jours, elle passe une journée au sein d’une association de lutte contre l’illettrisme et pour l’insertion professionnelle dans son département. Elle apporte son expertise métier et sa connaissance du monde professionnel pour accompagner des personnes en recherche d’emploi à travers des ateliers d’aide à l’identification d’offres d’emploi, la simulation d’entretien d’embauche, ou encore l’aide à la réalisation de CV.

Plusieurs mois après le début de sa mission, les conclusions sont très bonnes. Pour l’association, le rôle joué par Valérie aura permis à plusieurs personnes en recherche d’emploi de reprendre confiance en elles, mais également pour certains de retrouver un emploi. Valérie souligne la richesse apportée par cette mission sur le plan humain. Elle souligne également  le fait que cette mission ait revitalisé sa fin de carrière et qu’elle est maintenant plus motivée au bureau. À deux ans de la retraite, elle confie avoir trouvé grâce à ce projet une manière de mieux appréhender la retraite. Pour elle qui n’a jamais connu de période d’inactivité professionnelle, et qui entretient au bureau une vie sociale débordante, la retraite représentait une transition vers une période d’isolement et d’ennui. Mais aujourd’hui, grâce au ProBono, elle sait pouvoir trouver à travers le milieu associatif le moyen de rester active. Elle souhaiterait ainsi pouvoir continuer son engagement au sein de l’association et pourquoi pas s’y mobiliser davantage.

 

Envie d’essayer ? Trouvez ici les modalités pratiques et juridiques de mise en place de Pro Bono : Modalités pratiques du mécénat de compétences

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